Pour une plongée au cœur du XVIIIe siècle 

Éducateur et poète, médecin et philosophe, "antiquaire" et artiste, dramaturge, tels sont ces hommes du XVIIIe siècle que j'ai successivement rencontrés. Ils ont ajouté la plume à leur panoplie personnelle : le premier à l'épée, le deuxième au scalpel, le troisième au burin. Quant au quatrième, on ne saurait dire si la plume était son principal attribut, puisque, doté d'une mémoire prodigieuse, il composait ses pièces dans sa tête et ne les livrait aux comédiens qu'au dernier moment… ils ont en commun cette liberté de pensée et cette passion qui, dans un domaine ou un autre, font les véritables précurseurs. Et le cinquième ? Il s'agit de Charles Jean-François Hénault, alias Le Président : j'espère éveiller plus que de la curiosité pour cette figure intéressante d'un siècle dit libertin.
Un sixième personnage vient de faire son apparition : une femme. J'avais déjà amplement fait connaissance avec des femmes remarquables : la comtesse de Genlis (l'ennemie intime du chevalier de Bonnard), la comtesse de Caylus (une mère aimante et aimée), Madame du Deffand (la spirituelle maîtresse du Président Hénault), épisodiquement avec Madame de Pompadour et la reine Marie Leszczynska. Je consacre un livre entier à une grande dame, grande par l'esprit et le cœur : Madame Helvétius.

 

Ce n'est pas l'exhumation en soi qui m'intéresse. Ignorés de ceux pour qui seuls importent les grands noms dont la postérité institutionnelle a légitimement consacré l'œuvre et/ou l'action, ces méconnus ont tous une originalité et un côté attachant… Au lecteur d'en juger, s'il s'aventure dans les contrées qui sont les miennes avec ces pages spécifiques, vestiges de sites plus complets dédiés à mes personnages au fil des parutions. Restent quelques curiosités et parfois des textes inédits à découvrir… En cliquant sur VOIR PLUS…, vous accédez aux pages spécifiques avec documents parfois inédits consacrées à chaque livre. Si un affichage est défectueux, cliquez sur RECHARGER LA PAGE dans votre navigateur N'oubliez pas de suivre notre ACTU.


Publications 2013-2020 

Madame Helvétius,

janvier 2020

       Être l’épouse du philosophe le plus controversé de son siècle n’est pas un destin commun. Anne-Catherine de Ligniville est une des personnalités les plus attachantes et singulières parmi les grandes dames qui tenaient salon au XVIIIe siècle. Cette belle femme qui faisait chavirer les cœurs resta fidèle à Claude-Adrien Helvétius même après sa mort en 1771. Celui-ci n’aurait-il pas vu arriver la Révolution avec espoir ? Mais tel Cronos, la Révolution dévora ses enfants. Beaucoup, et non des moindres parmi les Idéologues épris de liberté et de justice sociale, se retrouvaient dans le salon d’Auteuil où Madame Helvétius – que Benjamin Franklin avait surnommée Notre-Dame d’Auteuil – régnait en hôtesse bienveillante et perspicace à l’écoute d’hommes politiques, de scientifiques et de littérateurs qu’elle eut l’art de rassembler. Son influence s’étendit aux francs-maçons de la loge des Neuf Sœurs reçus dans son cercle. Madame Helvétius s’éteignit en 1800 auprès du jeune médecin Cabanis qui joua un rôle important dans le coup d’état du 18 brumaire. Elle le considérait comme la réincarnation de son propre fils.(quatrième de couverture)

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Le Président Hénault,

juillet 2017

       Sera-t-on séduit par ce magistrat, académicien et historien, brillant causeur, ami indéfectible des femmes auxquelles il a été attaché : sa femme, ses maîtresses (dont la non moins brillante marquise du Deffand) ou bien encore la reine Marie Leszczynska dont il fut le surintendant des finances ?

       A coup sûr, un érudit, auteur d'un fameux "Abrégé chronologique de l'Histoire de France", de pièces de théâtre et de chansons.

Résumé proposé par LA LIBRAIRIE.COM : L'universitaire retrace la vie mondaine active d'un homme représentatif de l'esprit du XVIIIe siècle. Celui que l'on surnomma simplement "le Président" dès la mort de Montesquieu est un personnage haut en couleur par son libertinage affiché, sa verve de parlementaire réputée et recherchée comme par ses compétences de gestionnaire remarquées par la reine Marie Leszczynska.

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Crébillon le Tragique,
 
juin 2013

Ce livre présente Crébillon père (Prosper Jolyot), un grand dramaturge peu à peu tombé dans l'oubli. C'est le destin de la tragédie classique. Crébillon fut considéré en son temps comme l'égal de Corneille et de Racine.  Académicien, censeur, il fut, à un âge avancé, le protégé de Madame de Pompadour :"J'aime les talents et les lettres, et ce sera toujours pour moi un grand plaisir que de contribuer au bonheur de ceux qui les cultivent", disait la marquise à Malesherbes. Pour l'anecdote, voici un aspect inattendu du poète bourguignon : son amour des animaux (chats, chiens, corbeaux…) dont il était entouré ; "C'est que je connais trop bien les hommes…", disait-il.

 

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Les chats 

Paru en 2016 : Aux Editions LA TOUR VERTE

       Prélude, Extrait :

[…]  La focalisation de cet ouvrage sur le chat, en jetant une lumière différente sur l’homme, ne dépare pas le choix des extraits précédents et n’amoindrit ni ne dénature ce que les Lettres françaises doivent à Zola. La correspondance ne ment jamais : « J’adore les chats, j’en ai toujours quatre ou cinq autour de moi. », confiait-il dans une lettre du 25 octobre 1868 à Champfleury qui venait de publier son ouvrage magistral sur l’histoire des chats. De fait, Zola publia dans "l’Événement illustré" du 28 juin 1868, un portrait de ses deux chattes, Françoise et Catherine. Des prénoms féminins pour des chattes-femmes, l’une caressante, l’autre plus distante, mais également fascinantes. Nous les retrouverons dans une éloquente mise en parallèle. Voilà pour les "Souvenirs". Nombreuses sont les scènes qui, dans l’œuvre de Zola, dévoilent sa fascination pour la féminité et la félinité. Dans "Mon salon" en 1866, avec toute la fougue de ses vingt-six ans, alors qu’il venait d’entrer au "Figaro", il se fit le champion de Manet. Celui-ci avait placé près de son Olympia un chat noir qui ajoutait à la sensualité du tableau, et pour cela, entre autre, il fut longtemps considéré comme un paria par ses pairs. Nous reprendrons à notre compte le propos de Zola qui fustigeait la bêtise publique, préférait les individualités uniques et disait des écrivains comme des peintres : […]

 

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C'était en 2012 :
Un livre préfacé et édité par Robert de Laroche

La rencontre – d’abord fortuite – de textes témoignant d’un intérêt grandissant pour le chat au Siècle des Lumières est à l’origine de cette anthologie féline que m'ont aussi inspirée mes chats. Les coulisses de la vaste scène littéraire du Siècle des Lumières sont peuplées de Grippe-souris, de Griset et Grisette et autres Minet et Minette. Le chat de la fable pénètre dans les foyers et dans les cœurs pour devenir un compagnon de plus en plus apprécié. Dans ce florilège original, vous rencontrerez des personnages étonnants, hommes et femmes, clercs et laïcs (comme l’abbé Galiani, Madame Helvétius, etc.) Ces personnages divers en apparence gravitent dans des cercles proches, ne sont pas étrangers les uns aux autres, ce qui explique leur même rapport au chat : ils peuvent s’inscrire dans une véritable histoire du chat au XVIIIe siècle, cette histoire ayant été initiée, comme on le sait, par Augustin Paradis de Moncrif en 1727.

 

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Publications précédentes 

Le comte de Caylus, juin 2010

Si je participe au regain d’intérêt pour le « gentilhomme universel » (selon René Godenne) et à qui Marc Fumaroli entend rendre « sa place et son vrai rôle dans l’histoire de l’art », ce n’est pas pour porter un jugement sur l’œuvre artistique et le rôle indéniable du comte de Caylus, mais pour conter l’histoire d’une passion, l'histoire d’un homme libre.
Passionné, Caylus, le fut au point de tout sacrifier à son amour de l’Art, de l’Antiquité et des antiquités. C’était un bon graveur, ami de Watteau, qui popularisa les dessins des maîtres, un fervent collectionneur, doublé d’un mécène généreux, renommé dans toute l’Europe. Libre, l’auteur du Recueil d’Antiquités le fut assez pour…

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La Mettrie, juillet 2008

Julien Offray de La Mettrie, médecin philosophe, né à Saint-Malo, il y a 300 ans, est mort en exil. Il est postérieur à Jean Meslier et précède d'Holbach et L'Encyclopédie. Il avait engagé le combat philosophique avant que les philosophes du XVIIIe siècle ne fussent statufiés, mais il disparut prématurément et on ne peut pas dire que certains de ses illustres successeurs aient reconnu leur dette…

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Au début... 

Le chevalier de Bonnard, janvier 2006

On trouvera ici le vestige du site inauguré en 2003, plusieurs fois rénové (merci à ceux qui en ont suivi l'évolution) qui avait pour but de faire connaître le chevalier Bernard de Bonnard, un Semurois des Lumières, poète galant, sous-gouverneur des princes d'Orléans.
Après les conférences du 14 avril 2007 où les Semurois et la Société des sciences historiques et naturelles avaient fait le meilleur accueil au chevalier, le site s'était considérablement enrichi grâce à une contribution semuroise, mais ayant choisi de mettre en ligne de larges extraits sur le site de l'Harmattan, il nous a paru peu pertinent de continuer à gérer un site spécifique…Le chevalier de Bonnard qui espère ne pas être à nouveau trop vite oublié n'attend que de nouveaux amis et de nouvelles plumes…

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Entre gouvernants et gouvernés…, 2000

Au XVIIIe siècle, siècle pédagogue par excellence, le personnage de l'enseignant fait son entrée dans la littérature. Sa représentation participe de toutes les questions sur l'éducation et l'instruction du prince et des citoyens. Sur le terrain, celui à qui incombe la tâche difficile de l' "Institution de la jeunesse" est en quête de considération. Tandis qu'on songe à le former, une représentation idéale du pédagogue se forge avant la naissance de l'Education Nationale et le fossé entre les attentes et la réalité se creuse… (Voir le compte rendu par Tanguy L'Aminot)

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Ci-dessus, le salon de la célèbre Madame Geoffrin, où l'on peut apercevoir le comte de Caylus debout dans le tiers droit du tableau (Voir la page ILLUSTRATIONS)

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Ci-dessus, in Les chats de Madame Helvétius par Leonor Fini

 

Images parisiennes

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ACTU

Vient de paraître : " Madame Helvétius (1722-1800). Une femme au temps des Lumières " aux éditions L'Harmattan
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