Pour une plongée au cœur du XVIIIe siècle

salon de Madame Geoffrin

Éducateur et poète, médecin et philosophe, "antiquaire" et artiste, dramaturge, tels sont ces hommes du XVIIIe siècle dont j'ai successivement fait la connaissance. Ils ont ajouté la plume à leur panoplie personnelle : le premier à l'épée, le deuxième au scalpel, le troisième au burin. Quant au quatrième, on ne saurait dire si la plume était son principal attribut, puisque, doté d'une mémoire prodigieuse, il composait ses pièces dans sa tête et ne les livrait aux comédiens qu'au dernier moment… ils ont en commun cette liberté de pensée et cette passion qui, dans un domaine ou un autre, font les véritables précurseurs. Et le cinquième ? Il s'agit de Charles Jean-François Hénault, alias Le Président : j'espère éveiller plus que de la curiosité pour cette figure intéressante d'un siècle dit libertin.

Ce n'est pas l'exhumation en soi qui m'intéresse. Ignorés de ceux pour qui seuls importent les grands noms dont la postérité institutionnelle a légitimement consacré l'œuvre et/ou l'action, ces méconnus ont tous une originalité et un côté attachant… Au lecteur d'en juger, s'il s'aventure dans les contrées qui sont les miennes avec ces pages spécifiques, vestiges de sites plus complets dédiés à mes personnages au fil des parutions. Restent quelques curiosités et parfois des textes inédits à découvrir…
(Ci-dessus le salon de la célèbre Madame de Geoffrin, où l'on peut apercevoir, debout dans le tiers droit du tableau, le comte de Caylus)

Mes publications

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Le Président Hénault, juillet 2017

       Sera-t-on séduit par ce magistrat, académicien et historien, brillant causeur, ami indéfectible des femmes auxquelles il a été attaché : sa femme, ses maîtresses (dont la non moins brillante marquise du Deffand) ou bien encore la reine Marie Leszczynska dont il fut le surintendant des finances ?

       A coup sûr, un érudit, auteur d'un fameux "Abrégé chronologique de l'Histoire de France", de pièces de théâtre et de chansons.

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Crébillon le Tragique, juin 2013

       Ce livre présente Crébillon père (Prosper Jolyot), un grand dramaturge peu à peu tombé dans l'oubli.
C'est le destin de la tragédie classique. Crébillon fut considéré en son temps comme l'égal de Corneille et de Racine.
       Académicien, censeur, il fut, à un âge avancé, le protégé de Madame de Pompadour :"J'aime les talents et les lettres, et ce sera toujours pour moi un grand plaisir que de contribuer au bonheur de ceux qui les cultivent", disait la marquise à Malesherbes.

       Pour l'anecdote, voici un aspect inattendu du poète bourguignon : son amour des animaux (chats, chiens, corbeaux…) dont il était entouré ; "C'est que je connais trop bien les hommes…", disait-il.

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Le comte de Caylus, juin 2010

       Si je participe au regain d’intérêt pour celui que René Godenne nomme le « gentilhomme universel » et à qui Marc Fumaroli entend rendre « sa place et son vrai rôle dans l’histoire de l’art », ce n’est pas pour porter un jugement sur l’œuvre artistique et le rôle indéniable du comte de Caylus, mais pour conter l’histoire d’une passion, l'histoire d’un homme libre.
       Passionné, Caylus, le fut au point de tout sacrifier à son amour de l’Art, de l’Antiquité et des antiquités. C’était un bon graveur, ami de Watteau, qui popularisa les dessins des maîtres, un fervent collectionneur, doublé d’un mécène généreux, renommé dans toute l’Europe.
       Libre, l’auteur du
Recueil d’Antiquités le fut assez pour…

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La Mettrie, juillet 2008

       Julien Offray de La Mettrie, médecin philosophe, né à Saint-Malo, il y a 300 ans, est mort en exil.

Il est postérieur à Jean Meslier et précède d'Holbach et L'Encyclopédie.
  La Mettrie avait engagé le combat philosophique avant que les philosophes du XVIIIe siècle ne fussent statufiés, mais il disparut prématurément et on ne peut pas dire que certains de ses illustres successeurs aient reconnu leur dette.

 

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Le chevalier de Bonnard, janvier 2006

       On trouvera ici le vestige du site inauguré en 2003, plusieurs fois rénové (merci à ceux qui en ont suivi l'évolution) qui avait pour but de faire connaître Bernard de Bonnard, un Semurois des Lumières, poète galant, sous-gouverneur des princes d'Orléans.
Après les conférences du 14 avril 2007 où les Semurois et la Société des sciences historiques et naturelles avaient fait le meilleur accueil au chevalier, le site s'était considérablement enrichi grâce à une contribution semuroise, mais ayant choisi de mettre en ligne de larges extraits sur le site de l'Harmattan, il nous a paru peu pertinent de continuer à gérer un site spécifique…
Le chevalier de Bonnard qui espère ne pas être à nouveau trop vite oublié n'attend que de nouveaux amis et de nouvelles plumes…

 

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Entre gouvernants et gouvernés…, 2000

       Au XVIIIe siècle, « siècle pédagogue » par excellence, le personnage de l'enseignant cherche son entrée dans la littérature. Sa représentation participe de toutes les questions sur l'éducation et l'instruction du prince et des citoyens. Sur le terrain, celui à qui incombe la tâche difficile de l' "Institution de la jeunesse" est en quête de considération. Tandis qu'on songe à le former, une représentation idéale du pédagogue se forge avant la naissance de l'Education Nationale et le fossé entre les attentes et la réalité se creuse…

 

 

Et n'oublions pas les chats

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Paru en 2016 :
Aux Editions LA TOUR VERTE

       Prélude, Extrait :

     […]  La focalisation de cet ouvrage sur le chat, en jetant une lumière différente sur l’homme, ne dépare pas le choix des extraits précédents et n’amoindrit ni ne dénature ce que les Lettres françaises doivent à Zola. La correspondance ne ment jamais : « J’adore les chats, j’en ai toujours quatre ou cinq autour de moi. », confiait-il dans une lettre du 25 octobre 1868 à Champfleury qui venait de publier son ouvrage magistral sur l’histoire des chats. De fait, Zola publia dans "l’Événement illustré" du 28 juin 1868, un portrait de ses deux chattes, Françoise et Catherine. Des prénoms féminins pour des chattes-femmes, l’une caressante, l’autre plus distante, mais également fascinantes. Nous les retrouverons dans une éloquente mise en parallèle. Voilà pour les "Souvenirs". Nombreuses sont les scènes qui, dans l’œuvre de Zola, dévoilent sa fascination pour la féminité et la félinité.

      Dans Mon salon en 1866, avec toute la fougue de ses vingt-six ans, alors qu’il venait d’entrer au Figaro, il se fit le champion de Manet. Celui-ci avait placé près de son Olympia un chat noir qui ajoutait à la sensualité du tableau, et pour cela, entre autre, il fut longtemps considéré comme un paria par ses pairs. Nous reprendrons à notre compte le propos de Zola qui fustigeait la bêtise publique, préférait les individualités uniques et disait des écrivains comme des peintres : […]

 

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C'était en 2012 :
Un livre préfacé et édité par Robert de Laroche

       La rencontre – d’abord fortuite – de textes témoignant d’un intérêt grandissant pour le chat au Siècle des Lumières est à l’origine de cette anthologie féline que m'ont aussi inspirée mes chats. Les coulisses de la vaste scène littéraire du Siècle des Lumières sont peuplées de Grippe-souris, de Griset et Grisette et autres Minet et Minette. Le chat de la fable pénètre dans les foyers et dans les cœurs pour devenir un compagnon de plus en plus apprécié.

       Dans ce florilège original, vous rencontrerez des personnages étonnants, hommes et femmes, clercs et laïcs (comme l’abbé Galiani, Madame Helvétius, etc.) Ces personnages divers en apparence gravitent dans des cercles proches, ne sont pas étrangers les uns aux autres, ce qui explique leur même rapport au chat : ils peuvent s’inscrire dans une véritable histoire du chat au XVIIIe siècle, cette histoire ayant été initiée, comme on le sait par Augustin Paradis de Moncrif en 1727.

 

 

Ils ont dit…

  • Il y a trois sortes de collectionneurs : ceux-ci achètent des tableaux pour les avoir ; ceux-là, pour que les autres ne les aient pas ; les troisièmes, pour en jouir et en faire jouir. (Louis La Caze, Le comte de Caylus, p. 118)
  • Je ne voudrais revivre que comme j'ai vécu : dans la bonne chère, dans la bonne compagnie, la joie, le cabinet, la galanterie, toujours partageant mon temps entre les femmes, cette charmante école des grâces, Hippocrate et les muses, toujours aussi ennemi de la débauche, qu'ami de la volupté. (La Mettrie, Œuvres philosophiques)
  • On pardonne bien le merveilleux à Homère, à Virgile et aux autres poètes quelconques. Est-il plus sage de supposer des dieux passionnés, divisés, inconstants, injustes et cruels que de supposer des enchanteurs et des fées qui ont ces mêmes vues ? (Caylus, Plaidoyer pour les contes de fées, p. 92)
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description 

Mars 2016 : Paris aux couleurs de la Belgique

Photo S.G.-A.

Juin 2016 : Paris sous les eaux

Photo Agence Reuter

Décembre 2016 : Hôtel de ville

Photo S. G.-A.

 

Avril 2017 : Tour Saint-Jacques du sommet de laquelle Blaise Pascal aurait fait des expériences barométriques

Photo S. G.-A.

Juillet 2017 : Vue de la terrasse de l'Institut du Monde arabe (1er plan : statue de Ste Geneviève)

Photo S. G.-A..

 

Septembre 2017 : la programmation culturelle de l'Hôtel de ville.

Photo S. G.-A..

 

 

 

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